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EXPOSITION : VINCENT BIOULES


Jusqu'au 3 octobre 
Exposition proposée par le Centre d'Arts Plastiques de Royan. "La figure, Portraits et Nues" - Peintures, Dessins, 1988-2004
Bioules ou le réalisme abstrait. A partir des années 80, Vincent Bioulès peint de manière récurrente la figure humaine, notamment dans cette série de "Portraits" des membres orthodoxes du mouvement Supports-Surfaces, datant de 1990, des huiles sur toile de grandes dimensions, 195/130 cm. Nous les empruntons au Fond National d'Art Contemporain. Ils sont là en pied, ou le plus souvent assis. Modestement Vincent Bioulès s'est auto-portraituré, de trois-quarts de dos, en blouse de peintre, short et tennis, la palette à la main. A gauche du tableau les bandes verticales colorées si caractéristiques de sa période abstraite, un clin d'oeil à Matisse, (cf "La fenêtre une nuit à Collioure"). Au mur quelques petits tableaux figuratifs. Non, ce n'est pas un retour à la tradition, au classicisme comme certains l'ont pensé ou comme le peintre lui-même, assez facétieux aurait voulu le faire croire. La nonchalance des attitudes de certains, comme celle de Bernard Pagès, les pieds sur la table du jardin ou l'attitude doctorale d'autres, comme celle de Patrick Saytour ou de Toni Grand, laisse entrevoir un certain clivage. Le groupe, émerge dans les années 70, se dissout en 73, chacun poursuivant sa propre trajectoire, en dehors de tout dogme. La manière de traiter l'image dans sa planéité, les contours cernés font de cette série des oeuvres résolument modernes, dans la ligne des recherches de Matisse, d'Hélion ou des artistes du Pop Art, san pourtant renier Ingres et une certaine tradition classique.
De 1988 à 1992, Bioulès peint 12 "Nues", dans des attitudes diverses, certaines assez érotiques. Le décor est minimal : un fond abstrait, sur lequel se détache le plus souvent un fauteuil clouté brun-rougeâtre, sur leques les "Nues", dans des positions sophistiquées, parfois provocantes croisent le regard du regardeur. Bioulès sans soucis de s'attarder sur le détail réaliste comme l'a fait Courbet dans "L'origine du monde", fait de ses modèles, de ses amies des sortes d'icônes, traitées en aplat et cernées ; la matière est diaphane, presque transparente. Ce sont des Portraits d'Isabelle, d'Albine, de Juliette, d'Anne..., de dos, de face, de trois-quarts, ou même arquée sur l'accoudoir du fauteuil comme un Christ mort sur les genoux de sa mère (cf "Julie II"). On évoque les recherche d'Hélion sur le nu féminin dans la série "A rebours". Il n'y a pas d'expressionnisme, mais une distanciation, à mi chemin entre l'icône et le réalisme. Dans l'exposition seront présentés également des portraits de femmes "habillées", "Céline" ou "Magali", "Albine", "Sylvie", "Juliette"... très épurés. Du très grand art, du Matisse ou du Ingres pour la qualité, mais avec ce regard de peintre qui n'appartient qu'à Vincent Bioulès.
Exposition Bioulès en France : En juin-juillet à Paris : "Paysages du Sud, Peintures, Dessins". Galerie BC Beaubourg (Bernard Ceysson). Galerie Vieille du Temple, simultanément.
Lieu d'exposition : Galerie des Voûtes du Port Quai Amiral Meyer - 17200 Royan
Ouvert tous les jours, sauf le lundi, 10h00 à 12h00 et 15h00 à 19h00. Entrée libre.
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